Nos projets
Aujourd’hui, il y a dans le monde au moins 230 millions de femmes sexuellement mutilées. En France, l’on estime qu’elles sont au moins 139 000. Toutes les 4 minutes, une jeune fille est excisée quelque part dans le monde (source: UNICEF). Chaque année en France, 3 jeunes filles sur 10 dont les parents sont issu⋅e⋅s d’une communauté pratiquant l’excision, sont à risque d’être mutilées lors d’un voyage dans le pays d’origine.
Les mutilations sexuelles féminines sont présentes dans 94 pays. Ce sont des pratiques culturelles traditionnelles, apparues bien avant les religions monothéistes actuelles qui s’inscrivent dans un continuum de violences faites aux femmes. Bien que punie par les traités internationaux et lois nationales, leur pratique persiste.
Si elles n’ont pas causé la mort de la jeune fille, elles peuvent lui causer douleurs et problèmes de santé tout au long de sa vie : douleurs durant les règles, complications durant l’accouchement, IST, problèmes urinaires, rapports sexuels douloureux et potentiellement sans plaisir, dépression, choc post-traumatique, anxiété, manque d’estime de soi… Les conséquences sont multiples et ont effet sur presque tous les aspects de la vie des femmes.
Les mutilations sexuelles féminines (MSF) persistent, même en France (on estime à 139 000 le nombre de femmes excisées).
Les jeunes filles françaises issues de communautés qui pratiquent sont particulièrement exposées.
Manque de sensibilisation dans les collèges/lycées.
Manque de connaissances et de sensibilisation en milieu professionnel.
Le projet Cercles KOUMA « parler » en bambara, a pour objectif d’offrir un espace d’échanges sécurisant et bienveillant à destination de femmes concernées par les mutilations sexuelles féminines (MSF), mais aussi plus largement à toutes celles souhaitant parler de sexualité et de santé sexuelle.
Ces cercles de parole se veulent une alternative complémentaire aux groupes de parole hospitaliers. En effet, beaucoup de femmes ne souhaitent pas franchir le pas d’un accompagnement médicalisé, souvent vécu comme trop intimidant ou institutionnel.
Les cercles KOUMA offrent une autre possibilité des rencontres informelles, intimistes et non médicalisées, dans un cadre chaleureux, où les participantes viennent avant tout pour :
Cette approche informelle constitue la véritable force des cercles KOUMA, car elle répond à un besoin essentiel : pouvoir se sentir écoutée, comprise et soutenue, avant d’éventuellement envisager un suivi médical ou psychologique plus institutionnel.
L’objectif est de proposer 12 groupes de parole, à raison d’un par mois, pour garantir un soutien régulier
et continu. Chaque session accueille un maximum de 12 participantes. Cette taille restreinte permet des échanges intimes et approfondis, offrant à chacune l’espace pour s’exprimer.
Ce sont des cercles ouverts à l’ensemble des femmes qu’elles soient mutilées ou pas pour ouvrir la discussion et échanger sur les problématiques sexuelles en tant que femmes et créer un sentiment d’appartenance.
Les participantes sont invitées à explorer divers thèmes, notamment :
Les cercles sont coanimés par la présidente du réseau Excision Parlons-en !, Ramata KAPO, ainsi que la chargée d’animation d’EPE et une conseillère en sexologie (sexologues, art-thérapeutes, psychologues…).
Des partenariats sont également noués avec diverses associations accompagnant les femmes concernées par les mutilations sexuelles féminines et les violences faites aux femmes (Human for Women).
Chaque séance se décline en trois phases :
Si vous souhaitez rejoindre un cercle Kouma ou obtenir plus d’information, n’hésitez pas à nous envoyer un mail, avec comme objet « Cercle Kouma », à l’adresse : contact@excisionparlonsen.org
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