Nigéria

Les chiffres de l’excision

Le taux de prévalence de femmes sexuellement mutilées au Nigeria est : 

  • 8% des enfants et jeunes filles de 0 à 14 ans
  • 15% des femmes de 15 à 49 ans

La majorité des mutilations sexuelles sont pratiquées par des exciseuses traditionnelles sur des enfants entre 0 et 5 ans et 16% des MSF sont pratiquées par le personnel de santé.

Dans les milieux ruraux, 11% des filles et femmes ont subi des MSF et 20% dans les milieux urbains.

L’excision concerne surtout les filles et femmes de religions traditionnelles (26%), chrétiennes (18%) et musulmanes (12%).

23%% des femmes de 15 à 49 ans qui ont entendu parler des mutilations sexuelles féminines pensent que cette pratique devrait se poursuivre.

La prévalence de mutilations sexuelles féminines est en baisse chez les jeunes filles.

Législation

Le 5 mai 2015, la loi interdisant la pratique des mutilations sexuelles féminines a été adoptée par le Parlement nigérian : Violence Against Persons (Prohibition) Act. C’est la première fois qu’un texte à portée nationale, pour protéger les jeunes filles est adopté.

Parmi les 36 États fédérés qui constituent le Nigeria, seulement 6 (Edo, Ogun, Cross River, Osun, Rivers and Bayelsa) prohibaient les MSF depuis 1999. Malgré cette loi, beaucoup d’acteur⋅ice⋅s associatifs ont précisé que la pratique serait longue à disparaître dans la mesure où elle est ancrée dans la culture.

Les sanctions liées aux pratiques d’excision, en violation des dispositions de la loi les interdisant, sont les suivantes :

  • (1) Toute personne qui pratique l’excision ou la mutilation génitale d’une femme, ou engage une autre personne pour pratiquer l’excision ou la mutilation, commet un délit passible d’une peine de prison ne dépassant pas 4 ans ou d’une amende ne dépassant pas 200 000 nairas, ou des deux.
  • (2) Toute personne qui tente de commettre cette infraction commet une infraction passible, sur déclaration de culpabilité, d’un emprisonnement maximal de 2 ou d’une amende maximale de 100 000 nairas, ou des deux.
  • (3) Toute personne qui incite, aide ou encourage une autre personne à commettre l’infraction, ou la conseille, commet une infraction passible, sur déclaration de culpabilité, d’un emprisonnement maximal de 2 ans ou d’une amende maximale de 100 000 nairas, ou des deux.

En savoir plus : Violence Against Persons (Prohibition) Act et Female genital mutilation country profiles – UNICEF DATA 

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