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L’organigramme

Le Bureau et le CA

Élu lors de l’Assemblée générale du 2 mai 2018

Diaryatou BAH, Présidente 

 Je suis née en Guinée. J’ai été excisée vers l’âge de 8 ans, puis  mariée de force par ma famille à l’âge de 14 ans. J’ai quitté la  Guinée pour l’Europe pour suivre mon mari en Hollande puis  en France dans la banlieue parisienne. Là, j’ai réussi à m’échapper et à trouver de l’aide auprès  d’associations de femmes. Prise en charge,  j’ai appris le  français et pris conscience de l’importance pour les femmes de s’instruire et de connaitre leurs droits. Une fois autonome, j’ai repris à mon tour ces combats pour l’émancipation des femmes et je suis devenue une militante féministe. J’ai créé l’association « Espoirs et Combats de Femmes » et je travaille au sein du Mouvement Ni Putes Ni Soumises. Je participe à de nombreux colloques sur l’excision et interviens également auprès de prisonniers à Fleury Mérogis pour les sensibiliser contre les violences faites aux femmes. J’ai écrit mon histoire dans le livre « On m’a volé mon enfance », traduit en plusieurs langues.

Directement concernée par l’excision et ses conséquences, j’ai rejoint Excision, parlons-en !  dans le but d’accélérer la disparition de cette pratique contraire aux droits humains.

 Moïra SAUVAGE, Vice-Présidente

Journaliste de formation, mère de quatre enfants, j’ai été pigiste dans différents journaux et magazines avant de me consacrer à l’écriture de livres sur les femmes dans le monde (« Les aventures de ce fabuleux vagin », Calmann-Lévy, puis « Guerrières, à la rencontre du sexe fort », Actes Sud). J’ai voyagé sur tous les continents et rencontré beaucoup de gens et cela m’a permis de mieux comprendre les défis et les difficultés auxquelles sont confrontées les femmes dans le monde. J’ai été longtemps militante à l’Association des femmes journalistes sur la place et l’image des femmes dans les medias, ainsi qu’à Amnesty International pour les droits humains en général, puis lors d’une campagne internationale sur les violences envers les femmes et ai contribué à la rédaction de son rapport sur « Les violences envers les femmes en France : une affaire d’état » dans lequel nous avions traité, entre autres sujet, de l’excision  et des mariages forcés.

Après avoir été vice-présidente puis présidente de l’association en septembre 2015, J’ai continué à travailler utilement pour lutter contre la violence que subissent les femmes dans le monde, et particulièrement les petites filles et les adolescentes. Un sujet qui me tient à cœur depuis mon engagement au sein d’Amnesty International à la direction de la commission Femmes de la section française.

Marion SCHAEFER, Vice-présidente 

Après un Master orienté vers le développement et la coopération à Sciences Po Paris, j’ai travaillé 5 ans sur le terrain avec les Nations Unies et 3 ans en ONG à Paris sur des projets destinés à améliorer les conditions de vie des populations vulnérables et plus particulièrement des femmes. Ma dernière mission en Egypte – où près de 90% des femmes et des jeunes filles ont subi une mutilation sexuelle – m’a permis d’approcher ces femmes, de travailler avec des associations locales investies dans l’abandon de l’excision, et m’a fait réaliser l’ampleur de la pratique, sa violence psychologique et physique, ses implications et surtout les tabous l’entourant.

Aux côtés d’Excision, parlons-en ! depuis ses débuts, co-fondatrice, ce sont ces tabous que j’aspire à lever d’abord en tant que Présidente pendant deux ans et demi, en tant que Déléguée Générale durant 2 ans et demi et à présent comme Vice-présidente de l’association. Ensemble, favorisons le débat, partageons et valorisons les bonnes pratiques d’abandon de l’excision, une réalité aussi dangereuse que complexe.

Noëlle SINANG, Secrétaire

Inspectrice des finances publiques depuis plusieurs années,  je suis titulaire d’un master 2 de science politique et d’une maîtrise de droit international. Voulant m’investir dans l’association à un poste qui permette d’être en lien avec tous les projets mis en œuvre par EPE, je décide d’occuper le poste de Secrétaire.

 Isabelle GILLETTE-FAYE, Secrétaire suppléante

Travailleuse sociale et titulaire d’un Doctorat de Sociologie, soutenu en 1997 (Université Paris 7), sur les thématiques de l’excision et de la polygamie en France, je suis  en parallèle, depuis 1990, Directrice Générale de la Fédération nationale GAMS (Groupe  pour l’Abolition des Mutilations Sexuelles Féminines et autres  pratiques traditionnelles à la santé des femmes et des enfants). J’ai également été reconnue experte sur les pratiques traditionnelles néfastes par Experte internationale auprès d’EIGE (Institut Européen pour l’Egalité de Genre), l’UNICEF, de l’Agence Intergouvernementale de la Francophonie, de la Commission Européenne, de la Commission de l’immigration et du statut de réfugié du Canada (CISR), du HCR et du Ministère des Affaires Etrangères sur les Pratiques Traditionnelles Néfastes (PTN). Depuis de nombreuses années, j’ effectue également de nombreuses missions de recherche en Afrique.

Très attachée à Excision, parlons-en !, co-fondatrice, je souhaite lui faire profiter de mon expérience et contribuer activement à son développement.

Juliette VOGT, Trésorière

Je suis titulaire d’un master en science politique et d’un master en développement durable. J’ai travaillé pendant plus d’un an chez Excision, parlons-en ! et suis actuellement en voie de devenir chasseuse de tête dans le secteur de la médecine. Je suis très engagée sur les questions de droits des femmes, que ce soit contre les violences faites aux femmes, pour l’égalité professionnelle ou dans la lutte contre le sexisme.

Cela fait quelques années que je suis engagée dans l’association Excision, parlons-en !.  D’abord bénévole, puis secrétaire de l’association, puis chargée de projets, je souhaite continuer à m’y investir de façon bénévole, au sein du conseil d’administration, en tant que trésorière.

 

Pauline CACLIN, Trésorière suppléante

 À 26 ans, je suis titulaire d’un master en communication interculturelle et traduction (anglais, allemand, français) et actuellement traductrice freelance. Au cours de mes études, j’ai décidé de consacrer une année de césure à du volontariat au Nicaragua et en Inde, où j’ai travaillé dans une ONG pour l’éducation et l’émancipation des femmes. Cette expérience m’a décidée à réorienter ma carrière vers la solidarité internationale, en me spécialisant autant que possible dans la défense des droits des femmes. Passionnée par les langues et cultures étrangères et toujours avide de rencontres, j’aime voyager et passe désormais la majeure partie de mon temps à l’étranger. Toutefois, la distance n’a jamais affecté ma motivation ni mon engagement, puisque mon activité bénévole se déroule principalement en ligne.

Depuis de nombreuses années maintenant, je me déclare féministe et m’intéresse à la condition des femmes dans le monde. Dans le cadre d’un projet universitaire, j’ai découvert les mutilations sexuelles féminines à travers la vie de Waris Dirie, dont j’ai lu l’autobiographie qui m’a beaucoup touchée. Quatre ans plus tard, de retour à Paris après une année de césure consacrée à du volontariat, j’ai décidé de prolonger mon engagement en devenant bénévole et en luttant concrètement contre cette pratique traditionnelle néfaste. Depuis mai 2016, je suis donc bénévole pour la communication d’Excision, parlons-en !.

Sarah ABROMOWICZ

Je suis gynécologue obstétricienne à la maternité de l’hôpital André Grégoire à   Montreuil. Sensibilisée depuis longtemps aux Mutilations Sexuelles Féminines   j’ai présenté ma thèse de médecin sur la réparation d’excision. Je consacre une grande partie de mon temps hospitalier à la prise en charge de femmes victimes de mutilations sexuelles; J’ai d’abord travaillé dans l’équipe de l’hôpital Delafontaine à st Denis puis j’ai recréé l’unité de prise en charge à l’hôpital Armand Trousseau de l’AP-HP à Paris. J’ai ensuite intégré l’hôpital de Montreuil afin d’y créer l’unité de prise en charge des femmes excisées. Au sein de cette unité pluridisciplinaire, nous accueillons les femmes en vue d’une réparation tant physique que psychologique et  sexuelle  en fonction de leurs demandes et de leurs besoins. Outre mon travail hospitalier, je m’emploi à la diffusion des connaissances à l’attention des professionnels via l’organisation et la participation à des colloques dédiés à la lutte contre les MSF. Je publie régulièrement des  articles sur le sujet et j’encadre des mémoires d’internes et de sages-femmes. Les droits des femmes ont toujours été pour moi un thème de combat prioritaire.

Rejoindre Excisions parlons-en ! me permet d’allier la cause féministe qui m’est chère  avec la lutte contre l’excision, qui représente à mon sens, une priorité mondiale non seulement pour le droit des femmes mais pour les droits de l’humanité dans son ensemble.

Judith CORONEL – KISSOUS

Avocate spécialisée dans l’asile et l’excision.

 

 

Nos bénévoles

Depuis ses débuts, Excision, parlons-en !  s’est entourée d’une équipe de bénévoles motivé.e.s. Nos bénévoles ont chacun.e des parcours de vie différents mais une même volonté inébranlable de participer à mettre fin à cette pratique.

A travers leur engagement, elles apportent une aide précieuse dans la diffusion de l’information, aident à lever des fonds, à préparer des événements, témoignent ou interviennent dans les établissements scolaires. Si comme elles, vous avez à cœur de combattre l’excision, rejoignez, vous aussi, notre équipe de bénévoles !

Nos bénévoles nous expliquent les raisons de leur engagement chez Excision, parlons-en ! :

Astou, bénévole depuis octobre 2017: « Je suis très sensible aux violences faites aux femmes, j’ai décidé de m’engager il y a quelques mois après avoir lu et écouté des braves femmes engagées dans la lutte contre l’excision. L’objectif pour moi est de sensibiliser les personnes à risques et d’éviter de faire de nouvelles victimes. J’apporte ma collaboration sur le pôle intervention et rédaction ».

Claire, bénévole depuis octobre 2015: « Je m’appelle Claire et j’ai 24 ans. J’ai toujours été intéressée par le monde associatif en général. J’ai toujours aussi été très sensible à la cause féministe. J’ai connu Excision, parlons-en ! plutôt par hasard sur internet sur le site jemengage-paris et son combat m’a beaucoup touché. Je souhaitais m’engager contre les injustices et les violences faites aux femmes, et le combat contre l’excision s’inscrit précisément dans ce cadre. Depuis, j’aide EPE sur des missions ponctuelles, alimentation des réseaux sociaux, des pages internet, rédaction d’articles, etc. »

Fatoumata, bénévole depuis janvier 2018 : « Mon ambition a toujours été de travailler dans l’humanitaire pour participer au développement de mon pays. C’est pour cela que j’ai créé mon association l’Association Guinéenne de protection de l’Environnement et de l’Émancipation de la Femme (AGUIPEEF). Je me suis engagée à Excision, parlons- en !, pour pouvoir participer à la lutte contre l’excision car cette pratique est culturelle et nuit à l’émancipation des femmes ».

Fatoumata D., bénévole depuis février 2018 : « Depuis mon plus jeune âge, j’ai été témoin à de nombreuses reprises de violences faites aux femmes et j’ai très tôt développé un sentiment de révolte et le besoin de m’opposer au pouvoir arbitraire des hommes. En effet, je viens du Mali où le système patriarcal  est extrêmement fort et souvent très cruel avec les femmes. L’excision fait partie des traditions instituées par ce système. C’est pour cette raison que je me suis engagée en tant que bénévole à Excision, parlons-en ! Afin de contribuer à protéger les jeunes filles françaises issues des pays où se pratiquent le plus l’excision comme au Mali. »

Juliette, bénévole depuis septembre 2015: « C’est parce que je crois que chaque femme et chaque homme a le droit de disposer de son corps librement, comme il l’entend, sans suivre d’autres règles que les siennes et c’est parce que j’ai constaté que ce droit s’appliquait plus souvent aux hommes qu’aux femmes, que je me suis engagée dans la défense des droits des femmes. Comme Excision, parlons-en!, je crois que c’est ensemble, originaires de différents horizons, et en mutualisant nos expertises et nos forces que nous parviendrons à mettre fin à cette pratique et à rendre aux femmes du monde entier leur pouvoir sur elles-mêmes. »

Manon, bénévole depuis octobre 2015: « Etudiante en économie et relations internationales à Sciences Po Paris et à l’Université de St Gall en Suisse, j’ai débuté ma collaboration avec Excision, parlons-En lors de ma première année de master. Dans le cadre d’un projet académique, j’ai pu aider l’association à mettre sur pied le projet de photoreportage “Fuir l’excision: parcours de femmes réfugiées”. Le courage de ces dernières m’a donné envie de poursuivre mon engagement. En m’impliquant au sein de l’association, j’espère aider celles qui l’ont vécue à faire entendre leur parole et permettre à celles qui sont aujourd’hui menacées d’être protégées. »

Pauline, bénévole depuis mai 2016: « Jeune active dans le domaine de la solidarité internationale, je m’intéresse depuis plusieurs années à la condition des femmes dans le monde. J’ai découvert la problématique des mutilations sexuelles féminines dans le cadre d’un devoir universitaire sur Waris Dirie. Ce n’est que quatre ans plus tard, en mai 2016, à la suite d’une année de césure consacrée au volontariat, que j’ai décidé de m’engager et de devenir bénévole auprès d’Excision, parlons-en!. Depuis ce jour, j’apporte mon soutien sur les aspects communicationnels : création de visuels, de montages vidéo, de contenu web, traduction et révision. »

Ramata, bénévole depuis février 2017 : « Je m’appelle Ramata, j’ai toujours été très sensible aux violences faites aux femmes y compris à l’excision, sujet pour lequel je suis concernée directement et suis une militante très active. Je suis depuis 2 ans bénévole dans l’association Excision, parlons-en !, Je veux jouer un rôle de grande sœur pour toutes ces jeunes filles qui vivent dans la crainte de subir une pratique dont elles ignorent tout. C’est la raison pour laquelle je me suis engagée auprès de cette association, pour aller à la rencontre de jeunes lycéen (ne)s et collégien(ne)s pour les sensibiliser sur ce sujet qui reste encore aujourd’hui très  tabou. »