Quels sont les acteurs clés
dans l’abandon de l’excision ?

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  • Les gouvernements ont l’obligation juridique de respecter, protéger et promouvoir les droits humains et peuvent être tenus pour responsables pour tout manquement à ces obligations. En conséquence, ils doivent prendre des mesures en matière législative, judiciaire, administrative, budgétaire, économique et autre, et faire en sorte que l’ensemble de la législation nationale soit compatible avec les instruments juridiques internationaux et régionaux qu’ils ont ratifiés.
  • Les parlementaires ont un rôle essentiel à jouer pour porter la question des mutilations sexuelles féminines sur la scène politique.
  • Les organisations professionnelles, telles que les associations médicales, de sages-femmes et d’infirmières, peuvent promouvoir les directives en matière d’éthique dans le cadre de la formation initiale et dans leurs pratiques professionnelles.
  • Les associations d’enseignants, de juristes, de travailleurs sociaux, peuvent également contribuer a l’élimination des mutilations sexuelles féminines en exerçant leur rôle de protection de l’enfance en danger, en défendant l’abandon des mutilations et en menant des actions de sensibilisations appropriées.
  • Les leaders, qu’ils soient religieux ou laïques, jouent un rôle majeur à la fois en fournissant des arguments contre la pratique et en créant une dynamique sociale propice au changement.
  • Le personnel soignant peut jouer un rôle pour empêcher les mutilations sexuelles féminines, informer les patients et les communautés des conséquences bénéfiques de leur abandon, et les soutenir dans cette démarche.
  • Les exciseuses traditionnelles sont également des parties prenantes à ne pas négliger puisque leur rôle devra changer. Si elles décident d’abandonner la pratique, elles peuvent avoir un poids décisif pour convaincre les autres de l’abandonner également.
  • UN_Evan-SchneiderLes hommes : bien que les mutilations sexuelles féminines aient traditionnellement été considérées par de nombreux hommes comme une « affaire de femmes », le rôle des hommes est important pour que les choses changent. Dans certains endroits, ils sont favorables à la pratique ; toutefois, les recherches ont montré qu’une partie des hommes est préoccupée par les effets néfastes des mutilations sexuelles féminines et préfèrerait épouser des femmes n’ayant pas subi l’intervention. Ce sont les hommes qui peuvent décider de ne plus considérer l’excision comme un critère dans le choix de leur future épouse.
  • Les organisations non gouvernementales (ONG) jouent un rôle essentiel en concevant et en mettant en œuvre des programmes pour l’abandon des mutilations sexuelles féminines.
  • Les organisations confessionnelles ou interconfessionnelles ont aussi joué un rôle significatif en utilisant les réseaux et structures existants pour délivrer des messages de sensibilisation au sein de la communauté.
  • Les Nations Unies jouent un rôle crucial en définissant des normes internationales et en encourageant et entreprenant des travaux de recherche, en collaboration avec les partenaires des milieux universitaires et du développement, de façon à garantir que les normes reposent sur des éléments de preuve solides. Les institutions des Nations Unies sont particulièrement bien placées pour promouvoir la coopération et la coordination entre l’ensemble des acteurs. Plusieurs organismes des Nations Unies ont pour tâche d’assurer le suivi de la mise en œuvre des engagements juridiques internationaux visant à protéger et promouvoir les droits humains pour tous sans discrimination d’aucune sorte. Il est ainsi possible de citer le programme conjoint du FNUAP et de l’UNICEF, qui ont associé leurs expertises pour accélérer le changement vers l’abandon des mutilations sexuelles féminines.
  • Les medias : Les medias et les formes traditionnelles de communication (musique, poésie, théâtre) sont de puissants outils du changement social. Ils peuvent transmettre une nouvelle vision selon laquelle les filles et les femmes peuvent conserver leurs valeurs traditionnelles sans être excisées et sont particulièrement importants lorsque la question des mutilations sexuelles féminines est considérée comme tabou. Ils peuvent offrir des forums de discussion et de débat, notamment des débats télévisés, des documentaires, des films et des programmes didactiques.

Ces informations sont empruntées à : « Eliminer les mutilations sexuelles féminines – Déclaration interinstitutions. HCDH, OMS, ONUSIDA, PNUD, UNCEA UNESCO, UNFPA, UNHCR, UNICEF, UNIFEM », Organisation mondiale de la Santé 2008 (pages 22 à 24).