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Ils ont signé la Charte d’Excision, parlons-en !

Dans le contexte de la réforme du droit d’asile et à l’occasion de la Journée internationale de tolérance zéro à l’égard des mutilations sexuelles féminines, Monsieur Sébastien Denaja, député de la 7e circonscription de l’Hérault et Madame Catherine Coutelle, députée de la 2e circonscription de la Vienne et Présidente de la Délégation aux droits des femmes, invitaient le 4 février dernier aux côtés d’Excision, parlons-en !, à une rencontre-débat à l’Assemblée nationale sur les défis et les réponses apportés en France autour de la prévention de l’excision.
L’occasion pour 
Excision, parlons-en ! de céder la parole à plusieurs expertes pour apporter leur éclairage sur la thématique de la prévention en France et de faire connaître la démarche de l’association, fondée sur une mutualisation des expertises et un travail en réseau, à travers la signature de sa Charte.

Par Marion Schaefer et Marine Casaux-Bussière

Catherine Coutelle est Députée de la Vienne et Présidente de la Délégation aux droits des femmes et à l’égalité des chances entre les hommes et les femmes de l’Assemblée nationale. Elle est particulièrement engagée dans la lutte contre les violences faites aux femmes et pour les droits des femmes. Sébastien Denaja est Député de l’Hérault. Très impliqué en faveur des droits des femmes, il a été rapporteur de la loi pour l’égalité réelle entre les femmes et les hommes et membre de la Délégation de l’Assemblée nationale aux droits des femmes.

La Charte d’Excision, parlons-en !fixe les 4 grands objectifs de travail et rappelle l’importance de renforcer l’action en faveur de l’abandon de l’excision, de favoriser la parole – le silence favorisant les préjugés et entretenant la méconnaissance des effets néfastes de l’excision -et de travailler en réseau.

Excision, parlons-en ! privilégie une démarche permettant de tenir compte de la diversité des approches, des outils et des actions pour répondre à une problématique complexe. C’est cette philosophie qui a séduit les élus le 4 février dernier, comme l’a souligné Sandrine Mazetier, Députée de Paris et Vice-Présidente de l’Assemblée Nationale :  « Je voulais dire à quel point nous sommes tout à fait en phase avec l’approche proposée par la charte d’Excision, parlons-en!, c’est pour cela que je l’ai signée à l’instant et c’est celle que l’on a essayé de porter à la fois dans le débat sur l’asile mais au-delà̀, nous voulons éviter la caricature et la stigmatisation. L’approche collaborative que vous proposez nous semble vraiment la meilleure qui soit ».

Les parlementaires sont des acteurs clés du débat public, qu’Excision, parlons-en ! souhaite mobiliser pour permettre aux filles et aux femmes concernées, dans le monde comme en France, de bénéficier des législations les plus protectrices. Monsieur Denaja a par exemple avancé des pistes de travail pour répondre à la « responsabilité impérieuse qui est la nôtre de faire respecter les droits de l’enfant » (la prévention pour détecter les départs de filles dans leur pays d’origine pendant l’été, dans le but de se faire exciser ; la formation de toute personne pouvant être en contact avec des femmes excisées).

Madame Mazetier a quant à elle rappelé les avancées de la réforme de l’asile, sur laquelle Excision, parlons-en ! avait été auditionnée en 2014.

Le soutien des députés aux actions d’Excision parlons-en ! s’est matérialisé à travers la signature de sa Charte par Catherine Coutelle, Sandrine Mazetier et Sébastien Denaja. Au-delà du symbole, cette signature « signifiera qu’ils/elles ont pris conscience de l’importance de lutter contre les mutilations sexuelles féminines » (Sébastien Denaja) et rappelle à tous l’importance de « réaffirmer pour les femmes le droit de disposer librement de leurs corps » (Catherine Coutelle).

Retrouvez l’intégralité des propos tenus le 4 février 2015 en lisant notre compte-rendu.



10 mars 2015

Catégories : Excision parlons-en, France