Exemples de bonnes pratiques : EquiPop: Protéger la Prochaine Génération. MALI

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Equilibres & Populations

Présentation de l’organisation:

Equilibres & Populations (EquiPop) est une organisation non gouvernementale française qui a été créée en 1993 par des médecins et des journalistes dans le contexte de la Conférence du Caire sur la Population et le Développement. L’association a pour objet d’améliorer les conditions de vie et le statut des femmes, facteur essentiel d’un développement juste et durable. En Afrique francophone subsaharienne, Équilibres & Populations a progressivement orienté une partie de son action au bénéfice des jeunes filles les moins prises en compte par les politiques ou les programmes existants. Partant d’une expertise spécifique sur la santé et les droits sexuels et procréatifs, Equilibres & Populations a peu à peu développé un projet qui articule différents champs d’intervention (santé, éducation, économie) et qui intègre systématiquement une approche par le genre.

Pour mettre concrètement ce projet en œuvre, Équilibres & Populations joue un rôle d’intermédiation :

  • pour impulser des dynamiques de changement social au plus près des populations,
  • pour mobiliser les acteurs d’influence (décideurs, acteurs de la société civile, populations…)
  • et pour accompagner les partenaires au développement en renforçant leurs capacités d’intervention en vue de mener politiques ou des projets innovants. 
Équilibres & Populations a enrichi ses savoirs au fil des années en mobilisant des disciplines variées : science politique, santé publique et médecine, sociologie, anthropologie, économie, démographie. Croiser ces regards de manière systématique permet de promouvoir une approche aussi intégrée que possible.

Les valeurs qui sous-tendent l’action d’EquiPop sont :

RESPECT DES DROITS HUMAINS

Equilibres & Populations plaide pour la reconnaissance universelle des droits civils, politiques, économiques, sociaux et culturels et pour leur mise en œuvre pour toutes et tous, partout, à travers des processus de participation et d’appropriation politiques et sociales.

BIEN-ÊTRE, LIBERTÉ ET RESPONSABILITÉ

Equilibres & Populations considère que le bien-être des populations ne se mesure pas seulement par des indicateurs économiques mais aussi par les capacités des individus qui les composent à exercer des choix éclairés et autonomes, tout en assumant leurs responsabilités dans la société à laquelle ils appartiennent.

JUSTICE SOCIALE ET ÉQUITÉ

Equilibres & Populations défend un développement humain qui donne à toutes et à tous les mêmes possibilités de se réaliser socialement, politiquement et économiquement. Equilibres & Populations prône un développement soucieux de l’équité et de la solidarité, notamment entre les sexes et entre les générations, car les succès du présent ne doivent pas être acquis au détriment d’une partie de la population ou des générations futures.

TITRE DU PROJET

« Protéger la Prochaine Génération : un projet pilote et intégré de promotion de l’abandon des mutilations sexuelles féminines (MSF) dans le district sanitaire de Kayes au Mali. »

PARTENAIRES

Equilibres & Populations est persuadée que ce sont les populations concernées qui sont elles-mêmes les mieux placées pour identifier leurs besoins et les moyens d’y répondre. C’est pour cela qu’elle intervient en appui/conseil à plusieurs associations et ONG d’Afrique de l’Ouest souvent porteuses d’approches, de compétences et de projets innovants adaptés aux contextes locaux.

Equilibres & Populations met en oeuvre le projet « Protéger la Prochaine Génération » en partenariat avec L’AMSOPT (Association Malienne pour le suivi et l’orientation des pratiques traditionnelles), une des organisations maliennes les plus expérimentées et reconnues dans le domaine de la promotion de l’abandon des MSF.

Le volet « migration » du projet est mis en œuvre par l’association Entraide et Espoir, basée à Paris.

DATES ET LIEUX DU PROJET

Le projet se situe dans le district sanitaire de Kayes, au Mali, où la prévalence des mutilations sexuelles féminines est une des plus élevées du pays. Il est composé de groupes ethniques au sein desquelles la MSF est une norme sociale. La situation sanitaire du Cercle est précaire et se caractérise par une mortalité infanto juvénile et maternelle élevée.

carte 1

En orangé, la Région de Kayes

Equilibres & Populations et l’AMSOPT interviennent dans le district sanitaire de Kayes depuis 2006 en faveur de la promotion de l’abandon de la pratique des MSF. L’intervention a d’abord consisté en un microprojet portant sur 20 villages reliés entre eux par des liens maritaux et visant à tester le dispositif de promotion de changement des comportements. Suite à des résultats encourageants, les 20 villages ayant déclaré leur intention d’abandonner la pratique de l’excision, EquiPop et l’AMSOPT ont décidé de dupliquer ce dispositif. La démarche est graduelle : il s’agit de faire basculer la norme dominante « excision » vers la nouvelle norme de « non excision » en amenant petit à petit les villages à l’abandon de la pratique.

 

Carte 2

En orangé, le Cercle de Kayes, zone d’intervention du projet

Concrètement, depuis le démarrage du projet, EquiPop et l’AMSOPT ont d’abord couvert 20 villages en 2006, puis 40 autres en 2008 et encore 40 autres depuis 2010. Aujourd’hui, le projet couvre 100 villages de la zone. La force du projet repose sur le maintien de la sensibilisation dans les communautés ayant déjà déclaré leur intention d’abandonner la pratique des MSF afin de consolider le changement de comportement.

Depuis 2009, le projet dispose d’un bureau fonctionnel à Kayes qui se compose d’une dizaine d’animatrices spécialisées en communication interpersonnelle sur la santé et les droits humains, de 3 assistant.e.s et d’une responsable de projet

BUDGET TOTAL DU PROJET

Le projet représente un coût moyen de 400 000 euros par année d’exercice.

OBJECTIFS DU PROJET

Objectif global : Contribuer à la promotion de la santé et des droits des femmes et des enfants et plus largement des communautés au Mali par la réalisation d’un projet pilote de promotion de l’abandon des mutilations sexuelles féminines dans le district sanitaire de Kayes.

Objectif spécifique : Promouvoir l’abandon de la pratique des mutilations sexuelles féminines dans les 250 villages du district sanitaire de Kayes au Mali.

Sous-objectifs spécifiques :

1/ Amener les communautés de 150 villages du district sanitaire de Kayes à abandonner la pratique des mutilations sexuelles féminines et maintenir le processus d’abandon déjà enclenché dans 100 villages de la zone.

2/ Améliorer la prise en charge par le système sanitaire malien des cas de complications des mutilations sexuelles féminines.

3/ Amener les migrants issus de ces communautés à adhérer au processus d’abandon et à en devenir des relais auprès de la communauté africaine vivant en France.

ACTIVITES MENEES DANS LE CADRE DU PROJET

Les principales activités menées dans le cadre du projet « Protéger le Prochaine Génération » sont :

1/ La communication pour les changements de comportements dans les villages :

  • Définition d’un plan d’action avec les communautés
  • Séances de sensibilisation, débats avec les communautés dans les villages
  • Rencontres inter villageoises
  • Organisation de cérémonies d’abandon et autres évènements mobilisateurs
  • Formation de relais communautaires et des groupements de femmes
  • Sensibilisation des leaders coutumiers et religieux
  • Diffusion d’émissions radiophoniques
  • Intervention en milieu scolaire
  • Diffusion d’émissions radiophoniques

2/ La prise en charge des cas de complications de l’excision :

  • Formation des médecins et agents de santé à la prise en charge des complications
  • Identification, accompagnement et suivi des femmes

3/ Le renforcement du système de référencement/ contre référencement :

  • Formation et organisation de rencontres du comité ad hoc à la prise en charge
  • Renforcement du système de référencement/ contre-référencement entre les différents niveaux de la pyramide sanitaire

4/ La communication interpersonnelle avec les membres de la diaspora :

  • Séances de sensibilisation, débats avec les migrant.e.s
  • Formation d’un groupe de 8 migrant.e.s-relais
  • Développement d’échanges entre les communautés au Mali et les migrant.e.s
  • Organisation et suivi de la participation d’un groupe de migrant.e.s à la cérémonie d’abandon au Mali
  • Organisation d’une cérémonie de soutien à l’abandon en France
  • Diffusion d’émissions radiophoniques

QUELQUES FACTEURS DE REUSSITE DU PROJET

La Promotion du Changement Comportemental :

La stratégie du projet s’inscrit dans le cadre de la promotion du changement comportemental. Cela s’effectue à travers une communication non directive qui porte sur les priorités définies avec les communautés. Les MSF sont alors rarement le point de départ des discussions interpersonnelles. Au fur et à mesure des échanges, ce sont les communautés qui orientent les échanges vers la pratique de l’excision. Une communication efficace en faveur de l’abandon des MSF ne doit pas se contenter d’expliquer en quoi cette pratique est nuisible. Elle doit aussi aider les communautés à découvrir comment y mettre fin, en facilitant la conduite de débats ouverts qui leur permettront de prendre collectivement la décision de changer.

La promotion du changement de comportement vise notamment à :

  • Diffuser les connaissances : à travers les actions menées, l’audience ciblée a accès aux connaissances de base sur les risques et les méfaits liés à la pratique de l’excision. Plus largement, elle bénéficie d’une information globale sur le corps humain, la santé et les droits sexuels et de la procréation.
  • Encourager et stimuler le dialogue : il s’agit d’inciter les individus à s’intéresser et à débattre du sujet de l’excision et plus encore à aborder les thèmes relatifs à la réduction des inégalités en matière de genre et des bénéfices que les populations peuvent en tirer.
  • Influencer les décideurs/leaders d’opinion : des actions spécifiques sont menées auprès des décideurs (chefs religieux, leaders traditionnels et autorités administratives) pour les informer des méfaits de l’excision et de l’existence de textes officiels afin, a minima, qu’ils ne soient pas des obstacles à l’avancée du projet et au mieux qu’ils deviennent des relais fiables.
  • Valoriser le changement de comportements : par le biais des cérémonies officielles et/ou des médias, la décision de la communauté d’abandonner la pratique de l’excision est valorisée.
  • Encourager le maintien des nouveaux comportements dans le temps : un suivi des villages ayant déjà abandonné la pratique est organisé afin de favoriser la pérennité de ce changement de comportement. La pratique de l’excision est une norme sociale. L’abandon de cette pratique doit alors procéder d’une décision collective. Les villages ciblés sont liés entre eux par les liens du mariage.

La promotion de la santé et des droits humains : Si l’objectif premier du projet est l’abandon de la pratique de l’excision, il s’inscrit dans une démarche plus large de promotion de la santé sexuelle et de la procréation et des droits humains. Les activités de communication interpersonnelle permettent d’aborder des thèmes connexes comme la planification familiale et conduisent à questionner d’autres violations des droits humains comme le mariage précoce des filles et d’autres types de violences basées sur le genre. Le projet est un moyen d’amener les communautés à questionner leurs pratiques, les relations de genre et le respect des droits d’autrui.Par ailleurs, le projet essaie d’assurer un continuum entre prévention et prise en charge. Les cas de complications les plus graves sont pris en charge par le projet et les communautés sont incitées à prendre elles-mêmes en charge une partie des dépenses liées aux soins des autres femmes qui rencontrent des problèmes de santé.

La mobilisation sociale et politique et le renforcement de la collaboration entre les différents acteurs :

L’abandon de l’excision, y compris à l’échelle du district sanitaire de Kayes, nécessite une synergie entre les différentes actions entreprises. Pour cela, le projet propose de :

  • s’inscrire dans le cadre des stratégies nationales et locales ;
  • mobiliser et travailler en collaboration avec les autorités concernées (direction régionale de la santé, direction régionale de la promotion de la femme, de l’enfant et de la famille, médecin-chef de district, gouvernorat…) ;
  • renforcer les capacités d’action de certains intervenants essentiels au projet comme les acteurs sanitaires ou les relais communautaires;
  • appuyer/créer des cadres de concertation effectifs afin de favoriser le partage d’expérience, mutualiser les moyens d’actions et éviter les duplications.

La prise en compte de l’approche genre dans la mise en œuvre des activités :L’excision est une violence basée sur le genre. S’il s’agit d’une tradition perpétuée par les femmes sur des femmes et des filles, elle n’en concerne pas moins l’ensemble de la communauté. Les hommes jouent un rôle important dans la pratique des MSF dans la mesure où ils sont acteurs dans la prise de décision. La MSF étant une condition préalable au mariage, il est important de sensibiliser autant les hommes que les femmes aux conséquences de cette pratique pour en garantir l’abandon. En effet, si les hommes de la communauté refusent de se marier à des femmes non excisées, la pratique ne pourra pas disparaître.

Dans le cadre du projet, une approche genrée des activités a été définie et vise à favoriser l’égalité entre les hommes et les femmes et l’autonomisation des femmes. Les compétences des membres de l’équipe du projet sont renforcées sur cette approche afin qu’ils puissent organiser des causeries/débats sur les rapports hommes/ femmes avec les communautés. Questionner les inégalités de genre permet de soulever la question de l’excision et de l’attribution des rôles sociaux de chacun dans la communauté. Des indicateurs sexo-spécifiques permettent d’analyser les rapports de genre ainsi que leur évolution au fil de la mise en œuvre du projet.

La participation des communautés à tous les stades de la mise en œuvre du projet :

La réussite du projet tient en grande partie à la mobilisation et à la responsabilisation des communautés. C’est pourquoi, la méthode participative est retenue car elle assure l’appropriation des objectifs par les acteurs et la pérennité de la démarche.

Chaque village est incité à élaborer son propre plan d’action devant mener à l’abandon de l’excision. La mise en œuvre de ce plan d’action est suivie et appuyée par l’équipe du projet qui est, de façon permanente, à l’écoute des communautés et de leurs besoins.

La création de ponts entre les villages d’origine et la diaspora malienne:

L’accompagnement des membres de la diaspora malienne au processus est essentiel. La diaspora a un pouvoir socio économique très fort dans les communautés et son avis est crucial pour valider les décisions. Aussi, impliquer les migrant.e.s dans le projet est un moyen d’en faire des relais positifs de l’abandon ou, si tel n’est pas le cas, de neutraliser une éventuelle influence négative face au changement. Informer les migrant.e.s de l’abandon de la pratique permet également d’éviter l’envoi de petites filles au village d’origine pour subir une MSF.

PRINCIPALES CIBLES DU PROJET

Les bénéficiaires directs du projet sont les filles et les femmes du district sanitaire de Kayes Il s’agit d’un bassin de population d’environ 200 000 personnes.

Les bénéficiaires indirects sont les communautés, les prestataires de santé, les autorités socio-sanitaires de la zone couverte par le projet. Les prestataires de santé reçoivent des formations leur permettant de renforcer leurs compétences en matière de prise de charge des complications liées à l’excision. Ils sont aussi encouragés à sensibiliser les communautés sur les risques sanitaires de l’excision au cours des consultations. Les autorités socio-sanitaires de la zone sont étroitement associées au projet et bénéficient des résultats obtenus qui participent à l’atteinte des objectifs définis par le Mali en matière de lutte contre l’excision. Les migrants impliqués dans le projet sont aussi des bénéficiaires secondaires. Ils jouent un rôle important dans le processus de changement des comportements et de passage à une nouvelle norme. Ils sont, aussi bien à Kayes qu’en Ile-de-France, des acteurs du changement positif favorisant le bien être social et collectif de leur communauté. Par ailleurs, afin d’éviter l’envoi des filles de migrants au Mali pour y subir l’excision, il est crucial de les associer au processus d’abandon et de leur permettre de comprendre et d’accompagner le changement de comportement. Enfin, le projet permet de lever le tabou de l’excision chez les femmes immigrées en créant des espaces de dialogues sur le sujet.

Les groupes cibles sont toutes les personnes ou groupes sans l’adhésion desquels le projet n’est pas possible. Il s’agit des autorités coutumières et religieuses des villages, des autorités socio sanitaires (bénéficiaires et cibles), des relais communautaires des villages et des groupements villageois. Dans chaque village, le projet s’appuie particulièrement sur 4 relais (en général 2 femmes et 2 hommes) identifiés et choisis avec les communautés pour être des représentants du projet et faire le lien entre les populations et l’équipe du projet. En plus d’être bénéficiaire secondaires, les migrants issus des villages de la zone sont aussi un groupe cible du projet.

PRINCIPAUX RESULTATS DU PROJET

  • En décembre 2014, sur 100 villages impliqués dans le projet, 96 ont décidé d’abandonner les mutilations sexuelles féminines et 45 ont décidé de dire non aux mariages précoces et forcés.
  • Depuis le début du projet, plus de 1500 femmes souffrant des conséquences de l’excision ont bénéficié de la prise en charge médicale et psycho-sociale.
  • 45 femmes prises en charge sont devenues porte-parole du projet.
  • Plus de 1000 membres de la diaspora ont été touchés par les actions de sensibilisation.
  • Un groupe de 8 migrant.e.s-relais a été formé et mène des actions de sensibilisation auprès de leurs pair.e.s.
  • 15 médecins du district sanitaire de Kayes ont été formés à la prise en charge des complications de l’excision.

PRINCIPALES DIFFICULTES RENCONTREES PENDANT LE PROJET ? COMMENT ONT-ELLES ETE SURMONTEES ?

1/ L’opposition de certains leaders coutumiers et religieux :

L’acceptation du projet et l’intégration des animatrices dans les villages ont parfois rencontré des oppositions fortes au sein des leaders coutumiers et religieux. Face à ces situations, des délégations composées des responsables du projet de l’AMSOPT, d’autorités sanitaires et sociales de Kayes, de l’Unicef et du programme national de lutte contre l’excision ont été formées pour engager un dialogue constructif dans les villages. S’il est encore impossible d’agir dans une minorité de villages, ces actions de médiation ont été efficaces et ont permis de désamorcer les conflits.

2/ La mobilisation des hommes :

La mobilisation des hommes n’a pas toujours été évidente. Outre le fait que les hommes ne se sont pas toujours sentis impliqués, les travaux des champs et leur quasi absence dans certains villages ont été des freins à leur participation au projet. Pour remédier à cette situation, les séances de sensibilisation avec les hommes ont été programmées au cours de moments où ils étaient davantage disponibles. Des visites à domicile ont aussi permis d’engager un dialogue plus ouvert avec les hommes. Enfin, le projet a favorisé la participation d’hommes engagés en faveur de la promotion de l’abandon de l’excision. Cela a eu un effet positif sur la participation aux activités d’autres hommes.

3/ L’intégration effective dans les sensibilisations des aspects genre et droits humains :

Plus concrète, l’approche santé a été jusqu’ici dominante au cours des séances de communication interpersonnelle. Les aspects genre et droits humains sont encore timides et méritent d’être au cœur des thématiques abordées. Des formations continues ont été planifiées afin que l’équipe du projet s’approprie mieux les enjeux liés au genre et aux droits humains. Ainsi, l’équipe sera mieux outillée pour engager le dialogue sur ces aspects avec les communautés.

4/ Les recherches de financements :

L’arrêt des financements à chaque fin de phase a freiné les avancées du projet. Malgré une recherche accrue en cours de projet, il a parfois été nécessaire d’attendre plusieurs mois avant d’obtenir de nouveaux financements permettant de continuer le projet. L’obtention de financements pluriannuels a donc été un objectif primordial lors de la dernière phase (2010-2012).

5/ La crise malienne :

En 2012-2013, la crise politique et le conflit au Mali ont eu un impact sur la mise en œuvre du projet. Toutefois, en respectant des consignes strictes de sécurité, l’AMSOPT a pu continuer les activités dans les villages du district de Kayes. Depuis lors, Equilibres & Populations a mis en place un système de suivi à distance et se rend à Bamako et à Kayes quand la situation le permet.

LECONS APPRISES DANS LE CADRE DU PROJET

La mise en œuvre du projet a permis de mettre en avant des éléments importants pour la réussite du projet :

  • L’intégration des aspects « santé » et « droits humains » ;
  • L’association des membres de la diaspora malienne au projet ;
  • L’intégration d’un volet prise en charge médical et renforcer le système de santé malien ;
  • L’anticipation, avec les partenaires, du retrait progressif du projet dans la zone d’intervention et de sa duplication dans d’autres zones ;
  • La place prioritaire aux villageois dans la diffusion de la nouvelle norme de non excision (rencontres inter villageoises, renforcement du rôle des relais communautaires…).

PERSPECTIVES A VENIR

Le projet a pur objectif de faire du district sanitaire de Kayes une zone pilote au niveau de l’abandon des mutilations sexuelles féminines. Les activités vont être étendues à l’ensemble des 250 villages composant le district. L’atteinte d’une masse critique de communautés ayant abandonné la pratique de l’excision marquera le basculement de la norme.

Un processus de capitalisation et une évaluation finale permettront de compiler les éléments nécessaires à la réplicabilité du projet dans d’autres zones où se pratiquent les mutilations sexuelles.

PAGE INTERNET DEDIEE AU PROJET

www.equipop.org

 

CONTACTS

  • Equilibres & Populations
  • 22 rue du Sergent Bauchat
  • 75012 PARIS
  • Tél. : +33 (0)1 74 01 71 24
  • Fax : +33 (0)1 74 01 71 25
  • Courriel : info@equipop.org

Coordinatrice de projet :

Aurélie Desrumaux

aurelie.desrumaux@equipop.org

06 48 34 65 05