3 questions à Natalie KONTOULIS

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3 questions à Natalie KONTOULIS

La lutte contre l’excision s’organise depuis quelques années au niveau européen. Natalie Kontoulis, l’une des responsables du réseau END FGM basé à Bruxelles -auquel appartient Excision, parlons-en !, nous explique comment.

1/Comment fonctionne le réseau européen END FGM ?

Nous sommes une plateforme de seize associations nationales représentées dans onze pays d’Europe. Elles ont décidé de s’organiser pour continuer à travailler ensemble lorsque la campagne menée par Amnesty International s’est terminée en 2014. Pourquoi Bruxelles ? Parce qu’il nous a semblé vital de rester en contact avec ceux et celles qui prennent les décisions au niveau européen. Si l’excision est maintenant un sujet dont l’importance est reconnue sur notre continent, nous ne savons malheureusement pas pour combien de temps…C’est pourquoi il est nécessaire de toujours rappeler aux décideurs que les mutilations sexuelles ne cesseront pas sans les efforts soutenus des communautés qui sont affectées ainsi que ceux des professionnel-le-s des différents secteurs concernés.

Les mutilations sexuelles féminines sont un problème global qui traverse les frontières, il faut donc lui apporter une réponse tout aussi globale et internationale. Afin de lutter avec les armes des droits humains, il est essentiel de pouvoir partager à la fois nos connaissances et nos pratiques. C’est donc une grande partie de notre travail : donner la possibilité à nos membres d’échanger leur expertise, car ils viennent de cultures et de professions variées. Chaque pays évolue différemment et aborde le problème de différente façon, le partage à la fois des difficultés et des succès permet ainsi à chacun de pouvoir avancer.

Nous avons dans ce but développé le plaidoyer, à la fois vis-à-vis des différents gouvernements et des autorités européennes, mais aussi la sensibilisation des métiers en contact avec l’excision, avec un langage qui souligne la nécessité de donner du pouvoir aux communautés sans jamais donner le sentiment de les ostraciser.

2/Vous avez choisi le thème de l’asile pour l’année 2016, pourquoi ?

L’asile a toujours été, même pendant la campagne d’Amnesty, un thème prioritaire pour nous car les femmes qui ont été excisées et les filles à risque sont particulièrement vulnérables dans le système d’asile. Soit parce qu’elles souffrent des conséquences – physiques mais aussi psychiques et émotionnelles – des mutilations, ou parce qu’elles la craignent pour leurs filles. Elles ont un grand besoin de soutien et de conseil de la part de professionnels qui aient été formés afin de réussir leur parcours de demande d’asile.

C’est pourquoi nous avons organisé en novembre 2016 une conférence sur Excision et asile, afin de faire mieux comprendre les enjeux de la réforme du système d’asile européen : comment empêcher que les professionnels ne les accueillent dans l’incompréhension de ce qu’elles ont vécu ? Comment mieux sensibiliser au sujet toutes les personnes impliquées dans leur accueil ? Comment, enfin, mettre en commun les suggestions d’amélioration ?

Les recommandations issues de cette journée de débats pourront, nous l’espérons, aider à apporter des changements concrets au niveau de chaque pays. Et nous allons continuer, bien sûr, à travailler sur ce sujet afin que l’excision soit mieux comprise et que les victimes soient à l’avenir mieux aidées. Il s’agit bien, finalement, de souligner l’importance de la question du genre, encore trop laissée de côté dans les demandes d’asile.

3/Les droits des femmes ne risquent-ils pas de passer au second plan en Europe face aux différentes crises que celle-ci traverse ?

Oui, nous ne pouvons pas nier que l’Union Européenne soit en pleine crise d’identité. Lorsque les peuples et les décideurs ne sont mus que par la peur, le résultat n’est jamais positif pour les plus vulnérables de la société. Un investissement à long terme dans les droits humains pourrait permettre de l’éviter, mais c’est le contraire qui se produit, avec des budgets qui, partout, diminuent… C’est pourquoi il nous semble plus que jamais nécessaire de continuer à maintenir la pression sur ce sujet. Le rapport de l’Agence des Droits Fondamentaux sur la violence envers les femmes a bien démontré que celle-ci est un phénomène épidémique, qui nous affecte tous, par-delà les religions, les cultures, le niveau d’éducation ou la classe sociale.

Notre réseau est donc essentiel pour continuer à travailler ensemble et échanger nos connaissances et notre expertise. Je suis convaincue que ce n’est que dans une approche coordonnée dans le cadre d’un mouvement européen que nous pourrons mettre fin à ces violations des droits humains.

Excision, parlons-en! participe avec END FGM et 10 associations européennes au projet européen “United to END FGM” (Ensemble pour en finir avec les MGF)!

Pour en savoir plus sur le projet : http://www.excisionparlonsen.org/projeteuropeen/

Pour vous inscrire à son lancement officiel : http://us5.campaign-archive2.com/?u=b13a04ab51cb385e4b4da2929&id=8664eb74c1&e=

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