3 questions à Ghada Hatem-Gantzer

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3 questions à Ghada Hatem-Gantzer

Dr. Ghada Hatem-Gantzer est gynécologue-obstétricienne à l’hôpital Delafontaine de Saint-Denis et adjointe au chef de service de la maternité de Saint-Denis. Elle a imaginé, mis sur pied et ouvert en juin dernier la « Maison des femmes » à Saint-Denis, structure rassemblant de nombreux professionnels de santé (gynécologues, psychologues, assistantes sociales) pour venir en aide aux femmes victimes de violences.

 

Propos recueillis par Marion Schaefer

Vous travaillez à L’hôpital Delafontaine depuis des années, à quelles violences sont confrontées les femmes qui vous consultent?

Parmi les femmes que nous recevons tous les jours à l’hôpital, certaines nous racontent des parcours de vie extrêmement complexes. Qu’elles aient choisi de quitter leur pays natal parce qu’elles y subissaient des violences, conjugales ou sexuelles, pour fuir un mariage forcé ou pour protéger leur petite fille de la menace d’une excision, leurs témoignages sont souvent bouleversants et leur quotidien dramatique. Demandes d’asile refusées, absence de ressources, de logement. Obligation de se prostituer pour manger ou se faire héberger, avec parfois une expérience similaire auprès de sordides passeurs. Et même lorsque la raison de leur départ est purement économique, elles sont loin de trouver en France le paradis promis par une publicité mensongère!

Un autre constat nous a également incités à nous mobiliser: 14% des femmes qui ont accouché à la maternité sont victimes d’excision, et même si toutes n’en sont pas forcément traumatisées à jamais ni demandeuses de réparation, ce chiffre (alors que nous réalisons environ 4600 accouchements par an) est en lui-même extrêmement choquant.

Pourquoi souhaitiez-vous ouvrir la Maison des femmes ? Que propose-t-elle de plus ?

En enquêtant sur le phénomène des violences, j’ai découvert qu’une femme victime perdait entre 1 et 4 années de vie en bonne santé. C’est aussi un coût exorbitant pour la société: près de 4 milliards d’euros par an en soins, aides sociales et heures de travail perdues.

Accueillir tout ce malheur nécessite des compétences spécifiques et une équipe pluridisciplinaire. Même si, au sein de l’hôpital, nous disposions d’une grande partie de ces compétences, offrir à ces femmes un lieu dédié animé par une équipe structurée m’a semblé la réponse la plus efficace. En effet, différents travaux ont montré que, pour une femme seule, gérer un parcours de violences (psychologue, sexologue, avocats, associations, commissariat) était mission impossible, et que les démarches les plus efficaces étaient coordonnées par un soignant, véritable personne ressource. C’est ce que se propose d’offrir notre Maison, avec en particulier Mathilde Delespine, la sage-femme coordinatrice spécialisée dans l’accueil des femmes victimes de violence, de même que toute l’équipe du planning familial et celle de l’unité de prise en charge des femmes mutilées présentes sur un même lieu.

Toute l’équipe a bénéficié de formations sur ces thématiques, en particulier par le GAMS pour les mutilations sexuelles et les mariages forcées, et par la Cimade pour le droit des étrangers.

Et pour compléter notre offre de soins, différentes associations organiseront des permanences dans la Maison (SOS femmes 93, AIDES…). De nombreux bénévoles ont spontanément proposé leur aide et permettent à ces femmes de bénéficier de différentes approches corporelles (massages ayurvédiques, ostéopathie), voire de cours d’alphabétisation.

Enfin, Inna Modja, notre marraine, a choisir de s’impliquer en animant un groupe de parole mensuel autour de l’excision.

Vous organisez une soirée de levée de fonds prochainement, pouvez-vous nous en dire plus et expliquer comment seront utilisés ces fonds?

Si la Maison est construite et accueille déjà des patientes, son financement est loin d’être bouclé. Il me manque 100 000 euros que je dois rembourser à l’hôpital qui a avancé les fonds. Et il faut que je trouve un financement pour pérenniser l’embauche des quelques soignants qui manquaient: sage-femme coordinatrice, psychologue, sexologue, secrétaire…

Alors, dans un grand élan de solidarité coordonné par mon amie Catherine SCHLEMMER responsable des relations publiques du théâtre de Poche-Montparnasse, de nombreux artistes ont accepté de se produire bénévolement à l’occasion d’une soirée de promotion et de levée de fonds.

Elisabeth Quin, écrivain et journaliste, a proposé spontanément d’animer la soirée, et Jean Bouquin a prêté son théâtre.

Une série de miracles, pour une cause qui nous tient à cœur!

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Pour participer à cette soirée de soutien exceptionnelle, réservez vos places dès maintenant !

maisons des femme BD 96dpi MAIL (1)

01 42 35 61 28 1, chemin du Moulin Basset 93205 Saint-Denis

www.lamaisondesfemmes.fr

contact@lamaisondesfemmes.fr

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